05/07/2007

Black Snake Moan

Pour ma part, j'ai bien profité de la Fête du Cinéma : un film par jour. Le dimanche, Ocean's Thirteen, très bonne suite et fin des aventures de nos braqueurs préférés. Le lundi, Shrek 3, sympa malgré une fin gnangnan et quelques longueurs.

Le mardi soir, Black Snake Moan, avec Samuel L. Jackson dans un de ses meilleurs rôles et une actrice sur laquelle je craque complètement, Christina Ricci.

J'avais bien envie de le voir, ce film, malgré un sujet à première vue plutôt trash (l'histoire est présentée comme étant celle d'une nymphomane attachée à une baignoire...) et une fin que certains disent moraliste (à tort, d'après moi). Et pour une place à 2€, je pouvais me le permettre, quelque soit le résultat.

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Black Snake Moan, c'est du blues tout du long. Du blues dans la bande-son, magnifique, mais l'histoire elle-même tourne autour du blues, comme nous l'annonce d'emblée l'introduction d'un bluesman, Son House.

Pour moi, la surprise, en plus du fait que le film va bien au-delà que ce que j'imaginais, a été Justin Timberlake. Je suis loin d'être une fan de lui en tant que chanteur, et j'ai découvert qu'en tant qu'acteur il s'en sort pas mal, pas mal du tout même. Il ne crève pas l'écran autant que Christina Ricci (sublîme Rae tentant vainement de combattre ses démons intérieurs) ou Samuel L. Jackson (Lazarus lui-même habité par la colère et qui va prendre sous son aile la petite... malgré elle), mais est étonnant dans le rôle du petit ami de Rae, désemparé et en proie lui aussi à de nombreux troubles.

Les scènes entre Christina Ricci et Justin Timberlake sont poignantes, au fur et à mesure qu'on réalise à quel point ils se sont nécessaires l'un à l'autre. Et celles entre Rae et Lazarus, loin d'être trash, nous captivent et nous entraînent, notamment la fameuse séquence du Black Snake Moan, Samuel L. Jackson jouant de la guitare et chantant la plus belle chanson du film sous les yeux médusés de Christina Ricci.

Je ne peux donc que conseiller ce film superbe ; ne vous fiez pas aux images de promo provocatives à desssein, il s'agît bien d'une histoire sur le blues, et non pas d'un "film pour mec" ni d'une "fable moralisatrice".

14:32 Écrit par M dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : cinema |  Facebook |