28/04/2007

Like Tears In The Rain

Encore un film qui me tardait de voir, et qui ne m'a pas déçu : Blade Runner, de Ridley Scott, sorti en 1982, avec Harrison Ford et Rutger Hauer.


Blade Runner, donc. Générique : la musique de Vangelis que je reconnais, j'ai plusieurs CD (ou plutôt ma mère les a, et je les lui ai empruntés de nombreuses fois). On nous explique la situation : il y a les humains, qui colonisent diverses planètes, et il y a les robots, les replicants. Les replicants, interdits depuis une rebellion, doivent être tué, ou plutôt, "retirés", par des hommes, les Blade Runners. Harrison Ford joue l'un d'entre eux, Deckard. Le film commence : Los Angeles, 2019. Suite de plans : des immeubles, des tours qui s'élèvent. Le tout dans la nuit. Tout le film se déroulera entièrement dans la nuit.


L'esthétique est impeccable : des couleurs superbes, des décors impressionants pour l'époque (certes, post-Star Wars, mais quand même). Quant à la mise en scène, extrêmement soignée, on ne peut rien lui reprocher. J'ai beau ne pas aimer tous ses films (Kingdom of Heaven m'a bien plu, certes, mais sans plus), je considère Ridley Scott comme un grand réalisateur. Je pourrais citer Gladiator, que j'ai adoré, mais je préfère m'en tenir aux Duellistes, certes moins connu, avec Harvey Keitel et Keith Carradine. J'y reviendrai.

L'interpretation, elle aussi, est de qualité. On retrouve, entre autres, une jeune Darryl Hannah. Sa coiffure ne la met pas en valeur au premier abord, mais bientôt on admire son jeu de poupée fragile mais meurtrière.
De même Harrison Ford est irréprochable, peu bavard, tout en regards.
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Mais mon attention est entièrement happée par l'autre grande figure du film, Roy, j'ai nommé Rutger Hauer. "Un grand acteur, bien qu'il n'ait pas fait une carrière fulgurante" selon ma mère. Grand acteur, en effet. Dès ses premières apparitions, il fascine. Et il se sublîme dans les dernières scènes, les scènes de poursuite : félin, mais un félin blessé, dont toute la grandeur nous est finalement révélée.

Que dire, que dire de ces dernières scènes ? Et que dire de la fin ? (Je parle bien du director's cut, et non pas du happy end original.)

Eh bien en vérité, je ne trouve rien à dire. Si ce n'est qu'une fois de plus, j'éteins la télé, mais je suis encore dans le film. J'aime le cinéma surtout pour ces moments là.

23:46 Écrit par M dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinema |  Facebook |

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