15/04/2007

La Naissance d'un Mythe : James Dean dans East of Eden

Je m'étais promise de faire cette "critique", alors la voilà. Avec Midnight Express, j'ai commencé à prendre une habitude qui j'espère va durer : mon film du vendredi soir. C'est simple, le vendredi soir, je laisse la télé à mon grand-père, et je me regarde un DVD sur l'ordinateur portable, un grand film que je n'ai pas encore vu... entièrement en V.O. (et je suis d'ailleurs plutôt fière d'arriver à tout suivre sans les sous-titres).Ainsi, une semaine après Midnight Express, j'ai regardé East of Eden (A l'Est d'Eden en VF), réalisé par Elia Khazan, premier film dans lequel apparut James Dean.

James Dean, jeune acteur célèbre des années 50, célèbre non seulement pour son jeu, mais surtout pour sa fin : il ne tourna que trois grands rôles et mourut d'un accident de voiture un 30 septembre 1955 (d'accord j'avoue j'ai regardé pour la date exacte), âgé de seulement 24 ans.Les trois films en question sont East of Eden, Giant et La Fureur de Vivre (Rebel Without a Cause en VO). Je n'ai vu pour l'instant que le premier, mais j'ai tout de suite été hypnotisée par cette gueule d'ange au destin tragique.

La force de James Dean, c'est d'être à la fois son personnage, ici Cal Trask, et James Dean. Pur produit de l'acteur studio, il joue avec son corps, avec ses yeux, avec sa voix. Il EST Cal Trask. Mais à chaque seconde où il crève l'écran, on aperçoit également l'acteur lui-même, présence extraordinaire. Est-ce le fait de voir le film cinquante ans après, en connaissant le destin de l'interprète ? Peut-être, mais je n'en suis pas convaincue.


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Le film en lui-même n'est pas sans intérêt, et ma décision de boycotter Elia Khazan autant que possible en prend un coup... certains plans sont très bien faits. Je pense en particulier à celui de l'affrontement entre Cal et sa mère, filmé de façon à ce qu'on ne voie que le reflet d'un miroir.

Ayant lu le livre, j'admets que l'adaptation n'en est pas trop mauvaise, si ce n'est qu'il manque toute la première partie. Mais adapter East of Eden de John Steinbeck ne pouvait, de toute façon, pas se faire totalement. Ou alors avec un film de trois heures. Et dans tous les cas, adapter un livre comme East of Eden ne serait plus possible maintenant : qui s'intéresserait à une histoire aussi belle et aussi humaine ?

En résumé, j'ai passé une heure et demie de pur bonheur, à regarder James Dean, rescuscité par mon ordinateur, courir, se recroqueviller, lancer des regards à faire fondre un iceberg... car, finalement, on ne finit par ne plus voir que lui.

15:26 Écrit par M dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livres, cinema |  Facebook |

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