24/03/2007

Catch the Midnight Express

Bonjour bonjour !


Je pensais d'abord écrire sur le fabuleux Letters from Iwo Jima, que j'ai vu dimanche dernier et que je vais revoir ce soir, mais finalement je vais plutôt me pencher sur un tout autre film, j'ai nommé Midnight Express, d'Alan Parker.


L'histoire se déroule en Turquie, au début des années 70s. Le film commence avec des plans d'Istanbul. On voit un appartement, et un homme. Cet homme, William Hayes, va se faire arrêter par la police locale, et se retrouver en prison. Prison turque, bien évidemment. Pour lui, c'est un enfer qui commence...

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"I'm Billy Hayes. Or at least I used to be." Cette réplique, William Hayes la prononce un peu plus tard, après sa première nuit en prison. Allez savoir pourquoi, elle m'a marqué. Tout comme une autre, prononcée un peu plus tard par l'acteur John Hurt : "Catch the Midnight Express". Le Midnight Express, je ne vous dirai pas ce que c'est, juste que ce n'est pas un train, quoique.

La réalisation est dérangeante pour ceux qui n'ont pas l'habitude de ces plans figés que j'affectionne particulièrement, ces longs silences où seul compte le jeu des acteurs. Bien sûr, il y a aussi de la musique, un thème principal que j'ai beaucoup aimé. Et surtout, des battements de coeurs, lors de deux scènes. Juste des battements de coeurs qui débouchent sur de la musique, pendant ces deux scènes qui semblent se faire écho, au début et à la fin du film.

Quant à l'interpretation, elle est irréprochable. En regardant de plus près le casting (le film date de 1978, je n'ai donc reconnu personne), je m'aperçois de la présence de John Hurt et Randy Quaid. L'acteur principal est Brad Davis, époustouflant, avec parfois quelques petits faux airs de George Eads (Nick dans CSI), mais peut-être que là c'est moi qui me fais des idées.
Belle interpretation, donc, pour de beaux personnages. Je ne peux que remarquer que les créateurs d'une série récente... Prison Break, pour ne pas la nommer... se sont largement inspirés de certains d'entre eux... le gardien sadique de Prison Break a même une petite ressemblance (quand on a mes yeux quoi) avec son double de Midnight Express.

Je suis ressortie de ce film comme je suis sortie d'Apocalypse Now : hypnotisée. Et effrayée. Je n'irai jamais en Turquie. Ma mère a pris la même décision quand elle a vu ce film, et je ne peux que la comprendre.

18:48 Écrit par M dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinema |  Facebook |

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